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Avec l'avènement du crowdfunding dans l'hexagone, un vicieux mode d'escroquerie s'est propagé sur la toile via les réseaux sociaux et sur les e-mails : de fausses annonces de prêts en ligne délivrés rapidement, sans apport demandé, zéro garanties et par des individus se présentant comme des particuliers cherchant à investir leur capital. Nous parlons bien sûr d'une arnaque, mais le déluge de fausses annonces sur pages en dit beaucoup sur la gravité du phénomène. Par conséquent, un nombre important de particuliers ont été floués à cause cette escroquerie.

De quelle façon opèrent-ils ?

Laisser croire à une promesse de prêt rapide

L'arnaque au crédit rapide est présentée sous la forme d'un script plus ou moins crédible. Du point de vue de notre escroc, il s'agit d'une étape primordiale parce qu'il sait que la réussite de sa tromperie est en grande partie conditionnée par la crédibilité de son histoire. Pour appâter la plus grande quantité de personnes possibles, il écrit et publie une fausse annonce sur des sites à large fréquentation comme Twitter ou Facebook. Certaines pages très populaires ne contrôlent pas les espaces de discussion visibles par tous, ce qui devient alors un lieu privilégié des escrocs.

Pour faire simple, l'escroc s'affiche en tant que personne disposant d'une forte somme d'argent qu'elle souhaite faire fructifier par l'octroi de prêts avec un taux d'intérêt très compétitif. Souvent, il se fait passer pour un retraité qui souhaite sortir du système financier traditionnel dans le but de montrer l'image d'un homme noble visant à faire évoluer positivement la société. Ce stratagème a un seul objectif : profiter de la détresse financière des personnes faibles en tentant de leur expliquer qu'un prêt est toujours possible, même sans conditions de ressources. Il se dit prêt à leur accorder un emprunt, même s'ils sont déjà endettés. Une fois la demande validée, l'escroc promet de débloquer l'argent sous48h avec des échéances qui peuvent s'étaler jusqu'à plusieurs dizaines d'années.
S'il est incontestable pour la plupart des gens que des propositions de ce type sont peu probables, il est à noter toutefois que des personnes faisant face à des difficultés financières peuvent tomber dans le piège à cause de cette illusion de prêt rapide qui les attire.

Faire croire au sérieux de la démarche

Sur le web, n'importe qui peut inventer une identité avec un peu d'imagination. C'est de cette manière qu'opèrent les arnaqueurs au faux crédit qui créent intégralement un faux personnage qui collera au mieux avec leur histoire. En premier lieu, ils s'efforcent à donner une identité française à leur personnage. Pas d'utilisation donc de noms étrangers qui tendraient à faire fuir certaines personnes. La cible doit avoir le sentiment que le prêteur se trouve aux alentours. Dans un scénario bien pensé, le faux prêteur peut se faire passer pour une personne d'un certain âge ou fraîchement retraitée. Les plus malins iront jusqu'à demander les bulletins de paie à sa victime, d'autres préfèrent lui demander de donner des réponses à des questions sur son emploi. Pour être un un peu crédible, notre faux prêteur prendra le soin de concevoir un grand nombre de faux personnages avec lesquels il postera de fausses recommandations dont le but sera de vanter le sérieux de l'annonce.

Accepter toutes les sollicitations

Lorsque la cible est persuadée du sérieux de son interlocuteur, notre escroc peut enfin passer à l'étape supérieure. Il lui explique alors qu'il approuve son dossier de de prêt, mais requiert en retour le paiement de frais de dossier par mandat avant de boucler définitivement la procédure. Ces frais divers peuvent représenter plusieurs centaines d'euros et viennent compenser la durée passée par le faux prêteur à analyser son dossier. Les frais sont, selon ses dires, strictement nécessaires pour débloquer le crédit. En cas de paiement, l'escroc lui exigera ensuite de s'acquitter d'une prime obligatoire d'assurance emprunteur. Bien sûr, la victime ne recevra jamais son crédit et le faux prêteur retirera les virements avant de disparaître complètement de la circulation.


Comment lutter contre de telles pratiques ?

Tout le monde en France n'a pas l'habilitation pour accorder un emprunt et le crédit entre particuliers reste un secteur encadré. Si un individu ou une organisation fait de La prolifération des fausses annonces de pręt en ligne vente de services financiers via le net, le site doit impérativement afficher ses informations légales ainsi que les CGV. Pour obtenir le statut d'établissement de crédit, chaque organisme se doit de posséder un agrément de l'ACPR ainsi que d'une inscription à l'ORIAS. Chaque site de prêt entre particuliers doit nécessairement être en possession de ces agréments, dans le cas contraire, il s'agit sans doute d'une arnaque.

De plus, il ne faut pas oublier que les délais d'obtention d'un crédit sont assez longs et qu'il faut (environ) deux semaines avant l'obtention de l'argent sur son compte. Et même si une personne était en possession de capital à placer de cette façon, il étudierait sérieusement et profondément tous les dossiers avant de jeter son dévolu sur les plus solides.
En temps normal, un organisme ne délivrerait jamais un quelconque crédit (immobilier, personnel ou à la consommation) à un individu inscrit au FICP de la Banque de France pour des incidents de paiement.